Épouvante-horreur/Une œuvre gothique d'une grande force, un premier film impressionnant
Réalisé par Taratoa Stappard
Avec Ariāna Osborne, Toby Stephens, Umi Myers, Evelyn Towersey, Erroll Shand, Jordan Mooney, Mihi Te Rauhi Daniels, Turia Schmidt-Peke...
Long-métrage Néo-Zélandais/Britanique
Durée : 01h29mn
Année de production : 2025
Distributeur : Grindhouse Paradise Pictures
Interdit - 12 ans
Date de sortie sur nos écrans : 22 avril 2026
Résumé : dans les landes désolées du Yorkshire du Nord en 1859 à l’époque de l’Angleterre Victorienne, Mary Stevens, une femme māorie en quête de vérité sur ses origines, rejoint le manoir Hawkser. Entre les couloirs lugubres, apparaissent alors d’ancestrales visions qui révèlent peu à peu un mystère terrifiant.
Bande-annonce (VOSTFR)
Ce que j'en ai pensé : avec MĀRAMA, le réalisateur Taratoa Stappard nous propose de découvrir un récit gothique qui prend ses racines dans la culture Maori. Il est également l'auteur du scénario de ce film. Il utilise l'horreur pour donner corps au pillage d'une culture et à la violence de l'appropriation. L'opposition des cultures est subtile, car elle se fait par la vision des femmes qui réagissent en fonction de l'environnement dans lequel elles ont évolué face aux comportements des hommes.
Pour son premier long-métrage, Taratoa Stappard impressionne par la fluidité de sa mise en scène. Le rythme est en partie dicté par ses plans et ses mouvements de caméra. Les dialogues sont utilisés pour faire avancer l'intrigue vers une réalité sordide. L'habile utilisation des ombres et lumières donne parfois l'impression de regarder un tableau. Le travail de Gin Loane, le Directeur de la photographie est vraiment remarquable tant l'époque de l'histoire se ressent au travers des images et la grande beauté des plans vient se percuter à l'effroi des propos. Les effets visuels, supervisés par Stef Night, s'imposent avec impact. Ils renforcent les instants dans lesquels ils sont utilisés et mettent souvent en valeur la force de caractère de l'héroïne qui vit une tempête intérieure et doit affronter une toxicité pernicieuse. Les costumes de Sarah Voon, la Cheffe costumière, sont magnifiques. Ils viennent là aussi accentuer l'opposition entre de sublimes atours et des idées abjectes. Le travail sur le son et la musique est immersif. Ils donnent du relief aux scènes où ils sont présents.
Quant aux actrices et acteurs, ils sont tous impeccables pour nous faire ressentir leur état d'esprit. L'interprétation d'Ariāna Osborne revêt une grande force et une fierté dans laquelle elle nous transporte pendant toute la durée des événements dépeints. Sa protagoniste, Mary, est très touchante. Toby Stephens, dans le rôle de Nathaniel Cole, sait parfaitement jouer une partition entre deux états très opposés.
Umi Myers apporte une belle sensibilité à sa protagoniste Peggy. La jeune Evelyn Towersey, qui joue Anne, est tout à fait convainquante. L'énergie d'Erroll Shand sert parfaitement son interprétation de Jack Fenton.
La grande maîtrise narrative et visuelle de MĀRAMA étonne pour un premier film. La force de son propos, la qualité de ses atmosphères, ses plans soignés et ses interprétations engagées en fond une œuvre à découvrir sur grand écran pour bien profiter de son univers gothique.
Film découvert pendant le BIFFF 2026
Il était présenté dans les catégories
Emerging Raven et Critics Award.
Il a reçu le prix Emerging Raven.
#Mārama
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