Du 3 au 11 juillet 2026
Le Neuchâtel International Fantastic Film Festival (de son petit nom NIFFF) fête ses 25 ans cette année ! On lui souhaite une belle édition et de souffler encore de nombreuses bougies pour continuer de nous proposer années après années une programmation de films de genre toujours de qualité.
À propos de l'affiche
(Source : site officiel du NIFFF) L’identité visuelle 2026 a été imaginée par le graphiste Théophile Glauser et le cinéaste Raphaël Piguet. Ce duo créatif neuchâtelois signe l’affiche anniversaire, ainsi que le trailer 2026.
À propos du trailer
(Source : site officiel du NIFFF)
ENTRETIEN AVEC THÉOPHILE GLAUSER ET RAPHAËL PIGUET
En février dernier a eu lieu le tournage du trailer de cette 25e édition du NIFFF. La nouvelle identité visuelle du festival a été imaginée par Raphaël Piguet et Théophile Glauser. Ce projet entreprend de tisser un lien narratif et créatif entre l’affiche 2026 du festival et le trailer officiel, qui sera dévoilé au mois d’avril. Retour sur cette journée de tournage qui a sculpté l’identité visuelle 2026 du NIFFF.
Qu’est-ce qui, dans ce tournage, vous a véritablement marqué ou transformé ?
Raphaël Piguet, cinéaste : J’ai adoré travailler avec Camille Mermet. Elle a immédiatement compris notre vision et il a été très simple de lui faire jouer des émotions extrêmement subtiles dans un temps très court. Elle a su incarner un personnage ambigu et mystérieux. Je pense qu’elle seule connaît la vraie histoire du personnage de notre trailer.
Théophile Glauser, graphiste : Ce qui m’a marqué c’est le calme olympien qui régnait sur le tournage, alors que nous n’avions qu’une prise possible par trajet. Toute l’équipe était sereine, dirigée par un réalisateur placide, chacun faisait ce qu’il devait faire avec une logique déconcertante. Même quand les choses vont vite, si on laisse de la place au talent de chacun, ça roule !
Y a-t-il eu un moment imprévu ou presque magique qui résume l’expérience ?
RP : On avait une équipe d’une dizaine de personnes hyper investies, qui ont toutes participé à donner vie au projet. Voir les gens s’emparer d’une histoire qu’on s’est repassée dans la tête des centaines de fois est toujours magique. Quand tout se met en place et que le film commence à marcher tout seul comme Frankenstein au réveil d’une longue sieste, ce moment-là est merveilleux.
TG : Le fait de rouler sur une voie en fonction dans un tram historique, cela a créé un espace temporel étrange, pour les passagers des autres véhicules, comme pour l’équipe du tournage. Un tournage implique une grande préparation ; faire physiquement les choses sans passer par des biais artificiels, nous sensibilise au vivant. Ce qui est vivant contient de l’effort et de l’erreur. C’est précisément ce qui n’est pas prévisible qui donne de la singularité à l’image.
Dans un tournage en perpétuel mouvement (comme dans un tram en marche) comment capter l’instant juste, celui qui cristallise toute une vision ?
RP : Une fois la machine lancée, il faut avoir tout prévu et organisé le plus précisément possible pour pouvoir rebondir rapidement si quelque chose ne fonctionne pas. Dans ce cas précis, on n’avait pas de bouée de secours vu que le tram effectuait des trajets minutés pour s’insérer dans la ligne, et qu’on ne pouvait filmer qu’à des endroits précis pour éviter les anachronismes. On a juste eu de la chance et prié pour que la météo ne change pas durant le tournage. Pour le reste, c’est le professionnalisme de l’équipe qui a créé les conditions pour réaliser notre vision en un temps record.
TG : Quand le décor défile à vive allure, on joue avec son instinct et on tranche.
Quand vous créez une affiche de cinéma, comment la typographie dialogue-t-elle avec l’image pour raconter une histoire ?
RP : Dans ce cas précis, c’est un aller-retour entre image et caractères graphiques. La typographie vient figer une émotion du film et l’image s’insère à l’intérieur en retour. On avait pour références des affiches de films classiques et on voulait développer une identité radicale avec un choix typographique fort. Quant à la photo, elle devait être iconique du trailer, sans pour autant être une simple capture du film.
TG : L’identité graphique du 25e a été conçue en parallèle au tournage, imposant une réflexion globale sur l’ensemble des supports. Ce qui est inhabituel dans cette collaboration, c’est qu’on a travaillé avec comme base commune une maquette de l’affiche qui a servi de point de départ à l’écriture du projet. Le film a ainsi été scénarisé autour de cette identité, intégrant les animations graphiques dès le storyboard pour faire de la typographie une véritable actrice narrative. Celle-ci prolonge le récit par le mouvement, le souffle des bougies et la coupe du gâteau au katana, suggérant une continuité qui rappelle les génériques et l’esthétisme de Saul Bass (La Mort aux trousses, The Shining) et l’impact visuel de Kill Bill. Concernant l’affiche, nous avons privilégié un visuel central. Pour les supports allongés, un motif répétitif inspiré de la pellicule de film et des formats propres à l’écriture japonaise célèbrent la 25e édition du festival. Les logos des partenaires, disposés en bande latérale, renforcent l’esthétique générale du graphisme.
Les invités
Il y a toujours des invités qui font rêver au NIFFF, à l'image de ceux qui recevront trois prix spéciaux dès la cérémonie d'ouverture le 3 juillet. Mais on peut compter sur le NIFFF pour nous annoncer encore d'autres venues passionnantes.
(Source : site officiel du NIFFF)
TROIS PRIX SPÉCIAUX POUR CÉLÉBRER LES IMAGINAIRES SANS FRONTIÈRES À LA 25e ÉDITION DU NIFFF !
À l’occasion de sa 25e édition, le Neuchâtel International Fantastic Film Festival a l’honneur de remettre trois Prix spéciaux à trois figures visionnaires et singulières, dont les œuvres incarnent l’extraordinaire amplitude esthétique, narrative et politique du fantastique contemporain. À travers le cinéma de démesure, les formes radicales et la littérature spéculative, S. S. Rajamouli, Bertrand Mandico et Samantha Shannon représentent trois territoires essentiels du large spectre exploré par le NIFFF. Ces distinctions seront remises lors de la cérémonie d’ouverture du festival, le 3 juillet prochain.
S. S. RAJAMOULI
En collaboration avec Carlotta Films, NOVO Films & S.S. Rajamouli
CREDITS: © ARKA MEDIAWORKS PROPERTY. Tous droits réservés
Prix spécial du NIFFF pour une œuvre épique et révolutionnaire
Architecte d’un cinéma spectaculaire, mythologique et insurrectionnel, S. S. Rajamouli a redéfini le blockbuster contemporain. De BAAHUBALI à RRR, son œuvre mêle souffle épique, invention visuelle et puissance populaire dans des récits devenus légendaires.
Phénomène mondial, il a imposé une vision où le grand spectacle devient geste d’auteur. Son influence dépasse largement le cinéma indien et Tollywood, comme en témoigne la redécouverte internationale de ses films par Carlotta, ainsi que les hommages de la Cinémathèque française et de l’Institut Lumière, étapes de sa tournée avant son arrivée au NIFFF.
BERTRAND MANDICO
Prix spécial du NIFFF pour une œuvre mutante et indisciplinée
Cinéaste français, baroque, subversif et protéiforme, Bertrand Mandico déploie une œuvre inclassable où se rencontrent érotisme, science fiction, surréalisme et punk visuel. De LES GARÇONS SAUVAGES à AFTER BLUE, il invente des mondes où les genres explosent dans une jubilation permanente.
Avec ROMA ELASTICA, présenté cette année en Midnight Screening à Cannes, il confirme la vitalité d’un cinéma radical et visionnaire. Le NIFFF salue un créateur majeur dont l’œuvre fait du fantastique un véritable laboratoire de métamorphoses.
SAMANTHA SHANNON
CREDITS: © JAMIE DREW. Tous droits réservés
Prix spécial du NIFFF pour une œuvre littéraire visionnaire et souveraine
Autrice visionnaire, épique et féministe, la britannique Samantha Shannon s’est imposée comme l’une des grandes voix de la fantasy contemporaine. Avec The Bone Season et Le Prieuré de l’Oranger, elle a renouvelé le genre par son souffle politique, sa mythologie foisonnante et ses héroïnes puissantes.
Son univers, peuplé de dragons, d’empires et de résistances, a conquis un lectorat mondial et redéfini les possibles de la littérature spéculative. Le NIFFF salue une autrice majeure qui fait de la fantasy un territoire d’émancipation et de puissance narrative.
Le programme
Comme chaque année, le programme du NIFFF est riche en propositions, en conférences, en rencontres et, bien sûr, en projections.
- INTERNATIONAL COMPETITION
- Blood on Snow réalisé par Eisuke Naito (JP, 2026, 98')
- Breeder réalisé par Alex Goyette (US/CA, 2026, 97')
- Decorado réalisé par Alberto Vázquez (ES/PT, 2025, 95')
- Gaua réalisé par Paul Urkijo Alijo (ES, 2025, 87')
- Hen réalisé par Nico Scheepers (ZA, 2025, 109')
- Hokum réalisé par Damian McCarthy (IE/US/AE, 2026, 107')
- Imposters réalisé par Caleb Phillips (US, 2026, 102')
- La valle dei sorrisi réalisé par Paolo Strippoli (IT/SI, 2025, 122')
- Nightborn réalisé par Hanna Bergholm (FI/LT/FR/UK, 2026, 92')
- Quince réalisé par Jack Zagha Kababie, Yossy Zagha (AR/MX, 2026, 97')
- Saccharine réalisé par Natalie Erika James (AU, 2026, 112')
- Sanguine réalisé par Marion Le Coroller (FR/BE, 2026, 103')
- Sleep No More réalisé par Edwin (ID/SG/JP/DE/FR, 2026, 96')
- Teenage Sex and Death at Camp Miasma réalisé par Jane Schoenbrun (UK/CA/US, 2026, 106')
- ASIAN COMPETITION
- 4 Tigers réalisé par Kongkiat Khomsiri (TH, 2025, 137')
- Blades of the Guardians réalisé par Yuen Woo-ping (CN, 2026, 126')
- Fish, Fists and Ambergris réalisé par Dương Minh Chiến (VN, 2025, 103')
- Ghost in the Cell réalisé par Joko Anwar (ID/KR, 2026, 106')
- Light Pillar réalisé par Xu Jingwei (CN, 2026, 90')
- Match Monde réalisé par Ryosuke Kurahashi (JP, 2026, 102')
- My Daughter Is a Zombie réalisé par Pil Gam-sung (KR, 2025, 114')
- Phi Phong: The Blood Demon réalisé par Đỗ Quốc Trung (VN, 2026, 120')
- The Furious réalisé par Kenji Tanigaki (HK/CN/JP, 2025, 113')
- You are the Film réalisé par Makoto Ueda (JP, 2026, 68')
- THIRD KIND
- A Prayer for the Dying réalisé par Dara Van Dusen (NO/SE/UK/GR, 2026, 95')
- At the Place of Ghosts réalisé par Bretten Hannam (CA/BE, 2025, 81')
- Dead End réalisé par Chan Chun-hao (TW, 2026, 100')
- Deadline réalisé par Kiwi Chow (TW/HK/UK, 2025, 117')
- Heysel 85 réalisé par Teodora Ana Mihai (BE, 2026, 91')
- Histoires de la nuit réalisé par Léa Mysius (FR, 2026, 114')
- I Grew an Inch When My Father Died réalisé par P.R. Patindol (PH, 2026, 73')
- If I Go Will They Miss Me réalisé par Walter Thompson-Hernandez (US, 2026, 95')
- Mi Amor réalisé par Guillaume Nicloux (FR, 2026, 113')
- Salvation réalisé par Emin Alper (TR/FR/NL/SA/GR/SE, 2026, 117')
- Subsuelo réalisé par Fernando Franco (ES/UY, 2025, 115')
- The Samurai and the Prisoner réalisé par Kiyoshi Kurosawa (JP, 2026, 147')
- ULTRA MOVIES
- Appofeniacs réalisé par Chris Marrs Piliero (US, 2025, 90')
- Evil Dead Burn réalisé par Sébastien Vaniček (NZ/US/CA, 2026, 110')
- Higuma!! The Killer Bear réalisé par Eisuke Naitô (JP, 2026, 100')
- Hotspring Sharkattack 2: Great Kyushu Showdown réalisé par Morito Inoue (JP, 2026, 88')
- Ikatan Darah réalisé par Sidharta Tata (ID, 2025, 119')
- Jump Scare réalisé par Donnie Hobbie (US, 2025, 102')
- Les Âmes en peine réalisé par Quarxx (FR, 2026, 116')
- Matapanki réalisé par Diego Fuentes (CL, 2025, 71')
- Mum, I’m Alien Pregnant réalisé par Sean Wallace, Jordan Mark Windsor (NZ, 2026, 95')
- Privadas de suas vidas réalisé par Gurcius Gewdner, Gustavo Vinagre (BR, 2026, 111')
Et il y a encore de nombreux films et courts-métrages à découvrir sur le programme en ligne sur le site du NIFFF :
- SHORTS PROGRAMS
- AMAZING SWITZERLAND BEYOND HEIDI
- CARTE BLANCHE À UNE PERSONNALITÉ SUISSE: KT GORIQUE
- FOCUS LATÉNIUM 25E
- FOCUS S.S. RAJAMOULI
- FOCUS MANDICO
- 2001 : THE VOID YEAR HAPPY BIRTHDAY!
- NIFFF INVASION
- NIFFF EXTENDED
Le NIFFF est définitivement un festival de genre à découvrir et une fois qu'on le connaît, on a hâte d'y revenir !







