EVIL DEAD BURN


Épouvante-horreur/Un bon mélange d'humour et d'horreur, une mise en scène avec de superbes moments

Réalisé par Sébastien Vaniček
Avec Souheila Yacoub, Hunter Doohan, Luciane Buchanan, Tandi Wright, Maude Davey, Erroll Shand, Keanu Karim, Tapiwa Soropa...

Long-métrage Américain
Durée : 01h51mn
Année de production : 2026
Distributeur : Metropolitan FilmExport

Interdit - 16 ans avec avertissement

Date de sortie sur nos écrans : 8 juillet 2026


Résumé : après l’enterrement de son mari, Alice se rend dans la maison isolée de sa belle-famille pour partager un dernier repas à sa mémoire. Mais la réunion familiale bascule dans l’horreur lorsque ses proches se transforment, l’un après l’autre, en créatures démoniaques. Confrontée à cet enfer, Alice découvre que les vœux prononcés autrefois continuent de la lier à son mari… bien au-delà de la mort.

Bande-annonce (VOSTFR)


Ce que j'en ai penséavec EVIL DEAD BURN, le réalisateur Sébastien Vaniček nous propose sa version du mythe de la malédiction qui entoure le livre des morts et qui est au cœur de la saga EVIL DEAD. Il a écrit le scénario avec Florent Bernard. À plusieurs reprises, ils intègrent des éléments de culture francophone à leur récit pour marquer leur territoire dans cette production américaine. Les deux scénaristes ont choisi une thématique classique dans l'horreur pour placer le contexte de leur histoire : la famille. Ils ajoutent une bonne couche de fantastique et de gore aux non-dits, aux rancœurs et aux dysfonctionnements. L'étincelle de l'angoisse vient mettre le feu aux poudres dans leur intrigue intimiste. Leur écriture équilibre l'impact de l'horreur brute en intégrant un humour prenant souvent source dans le dégoût. Le body horror est une de leur veine ouverte pour faire émerger la terreur dans l'esprit de leurs protagonistes. Et plus ces derniers sont aux prises avec l'impensable et plus nous sommes accrochés à la créativité débordante des auteurs pour découvrir la prochaine scène, au mieux, douloureuse qui attend les personnages. 

Même si les enchaînements narratifs sont bien travaillés, c'est surtout la mise en scène de Sébastien Vaniček qui focalise notre attention. Il utilise des procédés qui rendent hommage aux films de la saga et fait même un petit clin d'œil à son long-métrage précédent. Il nous propose également d'excellents moments parfaitement chorégraphiés avec des effets spéciaux mécaniques. Cela crée une vraie intensité et un plaisir visuel pour les spectateurs qui aiment le genre. Ses jumpscares sont habilement placés. Ses ambiances sont très maîtrisées, on passe peu à peu d'un semblant de normalité à une descente vers l'enfer. La superbe photographie de Philip Lozano met en valeur l'intensité de certains instants. Les décors de Nick Cannon jouent sur l'atmosphère du film et offrent de multiples occasions de laisser l'horreur des situations prendre de l'ampleur.

Les interprètes font un travail très convaincant pour nous faire croire à leur état qu'il soit du côté des vivants ou du côté des Deadites, ces entités démoniaques liées également à la saga EVIL DEAD. Ils savent se montrer tour à tour fragiles, forts ou terrifiants. L'actrice Souheila Yacoub est excellente dans le rôle d'Alice, car elle est très crédible dans le rôle de cette jeune femme très mal à l'aise dans sa belle-famille et prête à rendre coup pour coup. Hunter Doohan, qui interprète Joseph, nous fait ressentir la difficulté de son personnage à être au niveau des attentes dans une unité familiale qui ne met pas le curseur au bon endroit. Tous les acteurs et actrices sont impeccables et occupent une place importante au sein de la dynamique du groupe.

EVIL DEAD BURN est un vrai film d'horreur qui s'aligne sur les codes d'EVIL DEAD tout étant marqué par la personnalité de son réalisateur. Il est efficace et divertissant pour ceux que le gore et le dégoût ne rebutent pas. Il se déguste dans une salle obscure pour profiter des beaux moments visuels qu'il propose et pour se laisser immerger dans son atmosphère travaillée. Note : il faut rester jusqu'au bout du générique de fin.




Copyright affiches/photos © Metropolitan FilmExport

  
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