LA FIN D’OAK STREET


Action/Aventure/Science Fiction/Une histoire prenante, un peu horrifique et touchante

Réalisé par David Robert Mitchell
Avec Anne Hathaway, Ewan McGregor, Maisy Stella, Christian Convery, Jordan Alexa Davis, P.J. Byrne, Denitra Isler...

Long-métrage Américain
Titre original : The End Of Oak Street
Durée : 01h40mn
Année de production : 2026
Distributeur : Warner Bros. France

Tout public avec avertissement

Date de sortie sur nos écrans : 12 août 2026


Résumé : lorsqu’un mystérieux événement cosmique arrache Oak Street à sa paisible banlieue et la transporte vers un lieu inconnu, la famille Platt, désorientée dans ce nouvel environnement hostile, comprend vite qu’il leur faudra rester unis pour survivre.

Bande-annonce (VOSTFR)


Ce que j'en ai pensévous rêviez du retour des dinosaures sur grand écran ? Et bien LA FIN D’OAK STREET est votre future séance de cinéma ! Mais attention, s'il s'agit d'un long-métrage de science-fiction, il a également un côté horrifique. Le réalisateur et scénariste de LA FIN D’OAK STREET est David Robert Mitchell à qui l'on doit l'excellent film d'horreur IT FOLLOWS.

Dans son écriture, il joue avec la nostalgie d'une époque où tout paraissait plus doux, même si les difficultés, notamment relationnelles, n'étaient pas moins présentes dans les faits. Par ce biais, il oppose à la douceur d'une civilisation humaine confortable sans ordinateurs ni smartphones, la violence d'une ère animale sans lois, où le plus grand prédateur est roi. Le sujet de la famille et des relations qui s'y développent entre secrets, solitude et rêve d'ailleurs, est très présent dans son récit. Son concept est vraiment sympathique et il en explore beaucoup de possibilité, mais il ne faut pas s'attendre à une cohérence extrême sur tous les aspects. Il y a quelques facilités, mais aussi quelques bonnes surprises. La narration est surtout dramatique, mais certains moments plus légers viennent adoucir les instants sombres. Un équilibre s'installe donc permettant au film de s'adresser à un public plus large.

La mise en scène de David Robert Mitchell est très efficace pour placer des atmosphères qui sont palpables. Il y a une fluidité agréable qui émane de sa réalisation. Il sait surtout faire monter l'angoisse, car il la fait émerger sur un plan émotionnel et sur un plan visuel. Les effets spéciaux nous plongent dans l'action. Ils sont nombreux et très réussis. La direction artistique de Kevin Houlihan et Elizabeth Wedding est immersive. Ils rendent la vie de banlieue très vivace par les tons et les couleurs choisis et intègrent parfaitement les deux époques en mettant en avant une nature à la fois hostile et d'une richesse infinie. Le travail de Mike Gioulakis à la direction de la photographie aboutit, entre autres, à de beaux plans d'ensemble qui aident à la compréhension de la menace et du statut des personnages. La cheffe décoratrice Maya Shimoguchi nous transporte vraiment dans une banlieue tranquille aux prises avec une situation improbable. Les objets du quotidien prennent une tournure inattendue ou amusante. Les décors, mis en place par la décoratrice Missy Parker, sont bien équipés et de façon réaliste. Les costumes d'Erin Benach sont tout à fait alignés sur l'époque dépeinte. La musique composée par Michael Giacchino accompagne parfaitement les variations du récit entre intensité et relâchement. L'orchestration est totalement adaptée à ce genre de long-métrage.

Le casting de la famille présente des personnalités appuyées, mais non excessives grâce au talent des acteurs. Ils nous font croire à cette unité familiale, mise à mal par la vie et qui doit affronter une situation particulièrement anxiogène. Anne Hathaway interprète Denise, une mère de famille battante. Ewan McGregor joue Greg, un père d'une grande gentillesse, mais qui est trop dans le non-dit. Les enfants sont tout à fait représentatifs des adolescents entre rêves et décisions incontrôlables, ils sont interprétés par Maisy Stella dans le rôle d'Audrey et par Christian Convery dans celui de Brian.

LA FIN D’OAK STREET est un divertissement prenant dans lequel la tension est palpable, mais qui trouve un équilibre dans son genre grâce à sa thématique de fond positive. Visuellement, il assure le spectacle et doit se découvrir sur grand écran pour bien profiter de ses effets spéciaux et de ses atmosphères.








Crédit Photos © Daniel McFadden
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